mardi 27 janvier 2009

Hyper-attaché et hyper-attachant

Moi, Coocky, je fais ce qu'on appelle de l'hyper-attachement. C'est un peu de la faute de Julie, et un peu de la faute de personne.

En fait, avant de vivre avec Julie et Thomas, je vivais en meute, comme je l'ai déjà expliqué. Du coup, quand je restais seul, je n'étais jamais vraiment seul. C'est la raison pour laquelle, quand je me retrouve tout seul dans l'appart, je panique sévère. Julie a fait une belle boulette aussi au début, parce qu'elle était tellement contente de m'avoir avec elle qu'elle m'a pouponné comme un bébé. Et comme elle était en vacances, ça a duré une semaine. Une semaine de "gazou gazou le petit Cocoky à sa maman". Et après, elle voulait que je sois zen quand elle partait. Elle rêvait complètement!

Au début, Thomas et Julie ne s'en sont pas rendu compte que je stressais quand ils partaient. Mais au bout d'un moment, bah, quelqu'un leur a dit que j'aboyais (si je le trouve celui-là!). Ils ont testé avec un téléphone, et ils ont entendu des hurlements de loup. Là, c'est eux qui se sont mis à stresser!

Ils se sont documentés pour savoir quoi faire. C'est là qu'ils ont su que je faisais de l'hyper-attachement, et que Julie s'est rendu compte qu'elle avait pris le problème à l'envers... Il ne faut pas ritualiser le départ et l'arrivée, et elle elle avait pas trouvé mieux que de me dire mille fois qu'elle allait revenir, qu'il fallait pas s'inquiéter, etc. Bon, elle se doutait bien que je pigeais que dalle, mais elle pensait pas que ça allait me stresser encore plus! A l'arrivée, elle me ramenait des friandises! Quand elle y repense elle se demande comment elle a pu faire ça, maintenant qu'elle sait comment il faut faire. Mais quand on ne sait pas on raisonne "humain", et pas "chien". Du coup, maintenant elle m'ignore avant de partir, et quand elle arrive idem. Elle s'entraine aussi parfois à mettre son manteau et à prendre ses clefs alors qu'elle ne va pas sortir, pour "déritualiser" le départ.

Mais tous ces efforts n'ont pas suffi. J'ai continué à hurler à la mort. Julie a mis un mot dans l'entrée qui disait qu'elle faisait son possible pour que je change de comportement, elle demandait aux gens d'être patients. Elle avait laissé son tel au cas où.

On lui a ensuite dit de se fâcher un peu avec moi. Elle est donc remontée dans l'appart dès qu'elle m'entendait aboyer pour se fâcher. Et quand elle n'entendait plus rien elle partait. Là, elle a pensé que tout était fini.

Mais 2 semaines plus tard, une gentille lettre lui expliquait que, non, ce n'était pas fini.

Le plan B a été lancé: collier anti-aboiement à la citronnelle. Et là, j'ai enfin arrêté d'aboyer. Le jet de citronnelle dans la truffe, très peu pour moi.

Maintenant, j'aboie plus. Sauf quand Thomas m'entraine à user de mon organe vocal comme un mâle (il trouve que quand je chouine c'est pas assez masculin).

Mais c'est pas parce que j'aboie plus que j'angoisse plus. Je suis toujours hyper-attaché, z'ont pas agi sur la cause... C'est pour ça que Julie continue les "exercices" pour m'hyper-détacher. Et tout à l'heure, en faisant le ménage, elle arrêtait pas de me dire "Coocky, panier, pas bouger". Bah ouais, quoi, quand elle passe le balai, je me poste au milieu de la pièce, et si possible sur le tas de poussières. Si j'ai pas Julie en visuel, ça va pas dans ma tête de Cocker. Du coup, pendant le ménage de tout à l'heure, j'ai tenté un coup fumant: j'me suis planqué sous le rideau:


Elle m'a trouvé tellement choupinou qu'elle a arrêté de balayer pour prendre plein de photos. Oh yearh, I won, I'm the best cocker of the world!

Pour le plaisir des yeux (parce que je suis le plus beau, bien sûr):

jeudi 22 janvier 2009

Mon histoire

Tout a commencé chez mon éleveur dans la Sarthe. Ce n'est pas Julie qui est venue me chercher, mais Fanny, ma première maitresse, avec qui j'ai fait un bout de chemin. Fanny a dit à Julie que l'éleveur ne pouvait même pas lui dire qui étaient mes parents, "parce que les cockers, ils se ressemblent tous". Julie était toute triste de pas connaitre mon ascendance. Ok, je suis pas LOF, mais quand même. Fanny a craqué sur moi, et du coup, même si elle savait que l'élevage dont j'étais issu ne correspondait pas à l'idée qu'elle se faisait d'un élevage, elle est quand même venue me chercher.

Et elle a bien fait. Parce que je me suis avéré être un dur à cuire. J'suis un dominant moi. Quand Julie l'a dit à Thomas, il était tout impressionné ("wow, un dominant"). Du coup, chaque fois qu'il me voit me mettre sur le dos en position de soumission, il se fout de moi "mouah ah ah, tu parles d'un dominant!".

Mais c'est que Fanny a travaillé dur... Elle m'a "maté" dès mon plus jeune âge, ne laissant rien passer, pour que je reste à ma place de chien, et que je sois équilibré. Et ça a super bien marché. D'ailleurs, Julie n'arrête pas de remercier Fanny pour ça. Elle se dit même parfois que c'est pas plus mal que j'aie connu Fanny avant elle, parce que Fanny elle s'y connait drôlement bien en chiens. Elle en a plein, elle a une meute en fait. Et dans la meute, ya des primitifs. Des shibas inu et une husky, Calinka, la chef de meute.

Calinka, elle est cool, si on reste à sa place dans la hiérarchie. Mais moi, j'avais pas envie de rester à ma place. Elle me convenait pas du tout ma place (je vous rappelle que je suis un dominant, un vrai de vrai). Du coup, je passais mon temps à tenter de faire des putschs. Seulement, n'oubliez pas non plus que je suis un cocker, et que Calinka c'est un Husky. C'est comme si Julie elle allait voir Sarko, et qu'elle lui disait "T'es qu'un gros naze, je conteste la hiérarchie, je veux devenir le chef à ta place". Elle aurait raison de lui dire ça, parce que c'est vrai que Sarko c'est un peu un gros naze, mais elle se ferait rabattre le caquet en deux temps trois mouvements. Sarko il lui dirait "Ma petite fille, vous êtes bien gentille, mais le chef, c'est moi. J'en rêve tous les matins en me rasant depuis des années, alors c'est pas aujoud'hui que je vais céder ma place. Qui plus est, vous m'avez tout l'air d'une incompétente". Là aussi il aurait raison, parce que Julie, en politique, elle y connait que dalle en fait. Et puis, si elle insistait, elle aurait des gros problèmes au bout d'un moment. Bref, je sais pas où je suis allé chercher cet exemple, je m'égare. Revenons-en à nos moutons: à force de tenter de tenter de putscher Calinka, je m'exposais chaque jour à des risques de plus en plus grands. Je risquais tout simplement de me faire bouffer. Un jour, je me suis même fait mordre par une femelle Shiba en chaleur que je tentais de satisfaire. J'ai une cicatrice sur le museau à cause d'elle (mais ça se voit pas beaucoup, heureusement).

Tout ça pour dire que, à cause tout ça, Fanny a du à contre-coeur chercher une nouvelle famille pour moi. Elle a raconté notre histoire sur le forum Cockers-Forever, ici. Julie, quand elle a vu ça, son coeur a fait un bond: elle voulait venir me chercher tout de suite! Elle a discuté avec Fanny, et toutes les deux ont décidé que Julie viendrait me chercher au Mans en rentrant d'Allemagne. Parce que Julie était en Allemagne, en Bavière, pour travailler.

Après un long mois d'attente, Julie est venue me chercher au Mans, chez Fanny. Elle a fait la rencontre d'une super famille, et d'une meute qui l'a terrassée quand elle est entrée dans la maison. Moi, j'étais dans le jardin. Je grattais la vitre avec mes pattes avant (boueueses), et je faisais les yeux de cocker. Julie a "grave fondu", dès qu'elle m'a vu. I am irresistible. Elle a passé l'aprem avec Fanny, à me brosser et à discuter. Et puis, le soir, on est partis tous les deux.

C'est là que notre love story a commencé pour de vrai.

Premier message

Alors voilà, j'ai mon blog.

Comme Julie le disait tout à l'heure à une amie à elle, elle n'aurait jamais imaginé faire un blog pour un chien. Mais je ne suis pas un chien. Je suis un cocker.

Et nous les cockers, on sait drôlement y faire pour rendre les gens gâteux. On a des armes re-dou-tables. Déjà, les yeux. C'est bien connu. On a les yeux les plus mélancoliques du monde canin. Preuve en image:

Là, je voulais aller me promener. On était chez les parents de Julie (en Normandie), et j'étais avec son petit frère Arthur. Bah ça a pas loupé, on est sortis tous les trois (I'm the best of the world)...

Mais ya pas que les yeux. Notre deuxième arme secrète, c'est le chouinement en la majeur. Ca donne un truc qui s'avoisinne de la sirène du camion de pompiers. Julie, ça la fait fondre... A chaque fois que je lui fais le coup du chouinement, elle dit "ooooh, mon pauv' chouchounou d'amour à sa maman, viens dans mes bras". Elle est complètement accro, ya plus rien à faire pour elle. Remarquez, moi ça m'arrange. C'est Thomas, son chéri, qu'est moins content. Il dit que je suis "qu'un sale chien" quand il est énervé. Mais n'empêche, quand il rentre le soir et que je lui fais la fête, il me prend direct dans ses bras et il me parle comme un bébé lui aussi. Du coup, avec Julie, on pense qu'il est juste jaloux de moi, parce que depuis que je suis là il a fatalement un peu moins de bisous...

Notre troisième arme secrète, c'est le soyeux de notre pelage. On a des oreilles, on dirait qu'elles sont faites en soie. Et de chacune de nos pattes part un flot de poils brillants et doux je vous dis pas comme, ce sont nos fameuses franges. Quand Julie me prend dans les bras, elle me dit que je ressemble à une peluche, et que c'est encore mieux parce que moi je fais des bisous et des câlins (quatrième arme secrète).

Petit à petit, je raconterai ma vie, du jour où je suis né à aujourd'hui, en passant par le jour où a commencé notre chemin à tous les deux. Ya déjà pas mal de trucs à rattraper!