Tout a commencé chez mon éleveur dans la Sarthe. Ce n'est pas Julie qui est venue me chercher, mais Fanny, ma première maitresse, avec qui j'ai fait un bout de chemin. Fanny a dit à Julie que l'éleveur ne pouvait même pas lui dire qui étaient mes parents, "parce que les cockers, ils se ressemblent tous". Julie était toute triste de pas connaitre mon ascendance. Ok, je suis pas LOF, mais quand même. Fanny a craqué sur moi, et du coup, même si elle savait que l'élevage dont j'étais issu ne correspondait pas à l'idée qu'elle se faisait d'un élevage, elle est quand même venue me chercher.
Et elle a bien fait. Parce que je me suis avéré être un dur à cuire. J'suis un dominant moi. Quand Julie l'a dit à Thomas, il était tout impressionné ("wow, un dominant"). Du coup, chaque fois qu'il me voit me mettre sur le dos en position de soumission, il se fout de moi "mouah ah ah, tu parles d'un dominant!".
Mais c'est que Fanny a travaillé dur... Elle m'a "maté" dès mon plus jeune âge, ne laissant rien passer, pour que je reste à ma place de chien, et que je sois équilibré. Et ça a super bien marché. D'ailleurs, Julie n'arrête pas de remercier Fanny pour ça. Elle se dit même parfois que c'est pas plus mal que j'aie connu Fanny avant elle, parce que Fanny elle s'y connait drôlement bien en chiens. Elle en a plein, elle a une meute en fait. Et dans la meute, ya des primitifs. Des shibas inu et une husky, Calinka, la chef de meute.
Calinka, elle est cool, si on reste à sa place dans la hiérarchie. Mais moi, j'avais pas envie de rester à ma place. Elle me convenait pas du tout ma place (je vous rappelle que je suis un dominant, un vrai de vrai). Du coup, je passais mon temps à tenter de faire des putschs. Seulement, n'oubliez pas non plus que je suis un cocker, et que Calinka c'est un Husky. C'est comme si Julie elle allait voir Sarko, et qu'elle lui disait "T'es qu'un gros naze, je conteste la hiérarchie, je veux devenir le chef à ta place". Elle aurait raison de lui dire ça, parce que c'est vrai que Sarko c'est un peu un gros naze, mais elle se ferait rabattre le caquet en deux temps trois mouvements. Sarko il lui dirait "Ma petite fille, vous êtes bien gentille, mais le chef, c'est moi. J'en rêve tous les matins en me rasant depuis des années, alors c'est pas aujoud'hui que je vais céder ma place. Qui plus est, vous m'avez tout l'air d'une incompétente". Là aussi il aurait raison, parce que Julie, en politique, elle y connait que dalle en fait. Et puis, si elle insistait, elle aurait des gros problèmes au bout d'un moment. Bref, je sais pas où je suis allé chercher cet exemple, je m'égare. Revenons-en à nos moutons: à force de tenter de tenter de putscher Calinka, je m'exposais chaque jour à des risques de plus en plus grands. Je risquais tout simplement de me faire bouffer. Un jour, je me suis même fait mordre par une femelle Shiba en chaleur que je tentais de satisfaire. J'ai une cicatrice sur le museau à cause d'elle (mais ça se voit pas beaucoup, heureusement).
Tout ça pour dire que, à cause tout ça, Fanny a du à contre-coeur chercher une nouvelle famille pour moi. Elle a raconté notre histoire sur le forum Cockers-Forever, ici. Julie, quand elle a vu ça, son coeur a fait un bond: elle voulait venir me chercher tout de suite! Elle a discuté avec Fanny, et toutes les deux ont décidé que Julie viendrait me chercher au Mans en rentrant d'Allemagne. Parce que Julie était en Allemagne, en Bavière, pour travailler.
Après un long mois d'attente, Julie est venue me chercher au Mans, chez Fanny. Elle a fait la rencontre d'une super famille, et d'une meute qui l'a terrassée quand elle est entrée dans la maison. Moi, j'étais dans le jardin. Je grattais la vitre avec mes pattes avant (boueueses), et je faisais les yeux de cocker. Julie a "grave fondu", dès qu'elle m'a vu. I am irresistible. Elle a passé l'aprem avec Fanny, à me brosser et à discuter. Et puis, le soir, on est partis tous les deux.
C'est là que notre love story a commencé pour de vrai.
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